dimanche 7 juin 2015

Blanc cassis

À l'occasion d'un petit voyage en train de dix heures d'affilée (le lot de nous autres, habitants du bout du monde), j'avais besoin d'un tricot rapide (enfin pas trop non plus, avec le retour fallait compter vingt heures de voyage tout de même) et pas encombrant.

Mise en scène romantique, tricot et travail! 

J'ai trouvé mon bonheur avec cette petite merveille de Cassis Shawlette, réalisé ici avec deux pelotes de Holst Garn Coast (en double) coloris Dove.



Le modèle est disponible gratuitement en plusieurs langues dont le français sur Ravelry, ici-même.
Il est vraiment très simple, le motif de dentelle est enfantin, ça se retient tout seul, pas besoin de consulter sans arrêt son papier, ce qui vous donne le loisir d'admirer le paysage par la vitre du train et d'épater tous les autres passagers parce que vous tricotez sans regarder.

J'ai même scotché un petit garçon à qui j'ai fini par proposer d'essayer de faire une maille, au bout de quelques longues minutes de scrutage intensif. Bon, je crois que je l'ai dégoûté à vie du tricot, malheureusement...

Point mousse et trous-trous, l'association qui marche
J'ai tricoté 16 répétitions du motif de dentelle contre les 15 préconisées (erreur involontaire... au-delà de 5 je ne compte plus très bien, c'est connu) et utilisé des aiguilles 4,5 vu que j'ai doublé le fil. Et ma shawlette est parfaite comme ça. Je veux dire qu'elle ne sert pas seulement à faire beau, mais qu'en plus, elle tient chaud (juste ce qu'il faut, c'est moitié coton). Le modèle propose de le faire en simple avec des aiguilles 3... libre à vous de faire comme ça, mais je pense que le résultat doit être un chouïa petit.

C'est l'accessoire parfait dont je manquais, il ne me quitte plus et devinez avec qui il s'entend à merveille....


Avec tout ça je me découvrirais presque une passion pour le blanc cassé.
Ouais, pour le blanc cassis aussi, mais est-ce bien la peine de le préciser?

Mon petit châle n'est pas le seul à bien s'entendre avec mon gilet steeké d'amour...
Ouais, sauf que mon châle, LUI, n'a pas décidé de se réincarner en Dexter et de retapisser le jardin avec les entrailles de ses victimes.... (Qu'est-ce que j'ai foiré dans son éducation? Hein? dites-moi?)

Allez, au programme des prochains épisodes, encore un peu de dentelle, encore un ouvrage de train, encore un peu de shawlette et plus de chat sanguinaire, j'espère...

dimanche 24 mai 2015

Le cardigan steeké

Le voilà donc entier, tout beau, tout bien steeké, mon cardigan Epistrophy de Kate Davies, tiré de son livre Yokes.
Encore un grand tricot devant l'Éternel.



La construction m'a vachement plu: c'est un bottom up (donc on commence par le bas pour aller vers le haut) et une fois arrivé à l'emmanchure, on s'arrête pour attaquer les manches.
Personnellement, j'ai fait les deux manches en rond en même temps, sur une aiguille circulaire.
Et ouais.
La classe, hein?
Moi aussi je me suis impressionnée sur ce coup-là. Ouais enfin... passées les deux premières heures où vraiment ça a été le casse-tête (en fait, deux manches en rond en même temps, au début c'est l'horreur!) Mais bon je m'en foutais, j'étais dans le Ediimburgh-Londres et j'avais cinq heures de bonheur tricotesque et ferroviaire devant moi, donc j'avais le temps de défaire et refaire (j'ai bien exploité la chose, croyez-moi, le passager assis en face de moi a vraiment dû se demander pourquoi je m'infligeais ça. À quand les compartiments "Knitting" dans les trains, je vous le demande? Au moins on arrêterait de passer pour de grandes malades aux yeux du passager lambda.)



Par contre, une fois les deux manches bien lancées et après avoir fait à peu près toutes les bêtises qu'offrait cette technique, c'est allé tout seul, et c'est moins relou que le magic loop.
Ce que j'ai préféré, c'est le moment où on relie les manches et le corps, au niveau des aisselles. On poursuit avec toutes les pièces assemblées sur l'aiguille circulaire pour monter le yoke et là c'est magique, on voit littéralement le pull se former sous nos yeux.

Quand à l'étape la plus périlleuse, le fameux steek, hé bien... un jeu d'enfant!
Non, en vrai, y a vraiment rien mais alors RIEN de flippant en fait! Une fois les mailles sécurisées, croyez-moi, il ne peut rien vous arriver.
J'ai même trouvé le relevage de mailles plus confortable comme ça.
Et puis le tranchage ça vaut le coup quand même. J'ai eu ma petite montée d'adrénaline!
Une fois le tricot fini, j'ai recouvert les fils coupés d'un joli ruban Liberty.



À gauche la version finie, à droite la version "à cru"

Petit bémol tout de même... Cette encolure qui bâille!
Si, si, regardez.


Si on la tire pour qu'elle dévoile les épaules, c'est très joli mais ça ne tient pas.
Si on la laisse bâiller normalement, bah c'est hyper lâche.
Je suis un peu embêtée même si ce n'est pas complètement rédhibitoire pour moi. Je pense quand même défaire l'encolure pour la resserrer, ce qui ne devrait pas être bien compliqué.

Malgré tout, le modèle est vraiment bien taillé, seyant, bien expliqué, bien détaillé.
À tricoter les yeux fermés, quoi.
Merci, Kate!





lundi 11 mai 2015

Feuille de printemps

Pour vous faire patienter en attendant que je puisse prendre des photos correctes de mon merveilleux cardigan tranché, j'ai tricoté une petite récréation printanière.

Modèle Little Buds de Karen Borel disponible en français et en anglais sur Ravelry
Un tricot simple, rapide, efficace et agréable!
J'ai tout de même détricoté deux-trois fois le début parce que je ne cessais de faire des erreurs... dans le point mousse.
Car le plus simple est toujours le plus compliqué, c'est bien connu!

Adorables boutons en liberty de chez Annie et Roger...

Et le dos qui reprend les motifs des deux petites feuilles délicates
L'ensemble a été réalisé en 4 ans avec une laine acrylique (adieu les principes!) et des aiguilles 5. Je crois... j'ai déjà oublié. En rond et sans coutures, bien sûr!

Allez, la prochaine fois vous aurez droit à du cardigan digne de ce nom, du tricot sérieux, quoi!

mercredi 29 avril 2015

Trancher le tricot

Aujourd'hui je vais vous montrer un truc fou.
Vraiment!
Je vais vous montrer comment j'ai éventré mon tricot... et proprement s'il vous plaît (enfin à peu près).

Aujourd'hui, c'est l'heure du découpage de mon steek.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi ou qui ne retiennent vraiment rien à ce qu'on leur raconte, je suis en plein yoke de Kate Davies. Lequel implique du jacquard et du steek, donc, cette technique qui consiste à tricoter son gilet en rond comme un pull avant de le découper au milieu pour créer l'ouverture qui transformera le pull en gilet.
(Pourquoi faire simple?)

Avant toute chose, j'ai d'abord sécurisé les mailles qui borderont le tranchage, histoire de limiter les dégâts. Pour ce faire j'ai utilisé la machine à coudre. Non pas que j'y tenais absolument - machine à coudre rime encore un peu avec emmerdements pour moi - mais vu la finesse de ma laine (alpaga), j'ai préféré une méthode brutale qui emprisonne bien les mailles.


D'ailleurs si, comme moi, vous tombez sur des soi-disant pros du steek qui vous disent que ô grands dieux l'alpaga ne tiendra jamais le coup à la découpe, que votre idée est pourrie, qu'on ne PEUT PAS faire un steek avec ça croyez-en ma vieille expérience... Dites-leur:
YES WE CAN
Et la preuve:

video 
Merci à Scorsese de s'être libéré pour le tournage!

Au prochain épisode, vous verrez le cardigan fini, bloqué et porté! Et sans aucune maille qui se soit débinée! Yes we can, que je vous dis.

lundi 20 avril 2015

De fil en aiguille, 5

Mmm, oui, j'ai un peu traîné à vous raconter le voyage promis, je l'avoue...
Mais bon, il n'est jamais trop tard pour embarquer!
Après l'Angleterre et l'Irlande, cette fois-ci, voyage tricotesque à Edimbourgh (et encore en Angleterre, source intarissable).



Comme vous l'imaginez, la ville regorge de petits magasins de tricots...
Il y a ceux-là:



Mais mon préféré, c'est lui:



Le lieu tient plus du placard que de la boutique. Une fois que vous êtes entrés, et bin y a plus trop de place! L'adorable gérante du magasin est là, sur sa petite chaise avec son tricot et sa théière, et vous vous avez plus envie de décoller.
Il y a malgré tout un vaste choix de laine teinte par ses soins ou non.
J'ai été très raisonnable et n'ai acheté qu'un écheveau que je ne vous montre pas parce que mon bon dieu de bobinoir m'en a fait une charpie. (Qui a cru que j'avais fait une bonne affaire en achetant ce machin sur eBay? Ouais, quand c'est pas cher, c'est souvent louche). Mais bientôt très bientôt, vous en verrez le fruit, de cet écheveau.

Ce que je vous suggère, une fois sortis de la boutique, c'est d'aller vous affaler au pub le Conan Doyle, qui n'est pas loin (en revenant vers le centre ville) et là, au coin du feu, de sortir vos aiguilles, ou votre livre.
Et en la matière, j'ai eu la chance de tomber, au premier jour de mes vacances sur ça:

(Notez le cappuccino et non la bière, on progresse...)

Oh la lecture idéale pour voyager en tricotant!
Ce livre est un recueil de récits (pas vraiment des nouvelles, la plupart étant des récits autobiographiques) d'écrivains et écrivaines qui tricotent. Chacun y va de son souvenir, anecdote ou témoignage sur le tricot. C'est souvent très touchant, ou drôle, ou les deux, et je peux vous garantir qu'on se retrouve à chaque page.
Si vous lisez l'anglais, lisez-le.
Si vous éditez des livres traduits, appelez-moi!

Autre escale de mon voyage, ma ville favorite: Oxford bien sûr!
Et bien figurez-vous que malgré mes 12 000 séjours là-bas, j'avais réussi à louper un fantastique magasin de laine. Situé à une dizaine de minutes du centre, je vous présente Oxford Yarn Shop.


 La boutique où on perd la boule. Ils ont toutes les marques, plein de livres, organisent des rencontres dans leur arrière--boutique et - last but not least - c'est tenu par un monsieur fort courtois, vraiment très très british (avec le petit pull sans manches jacquard et la chemise en dessous, et le pantalon en velours et la veste en tweed. Je me moque pas, c'est juste pour que vous puissiez imaginer correctement.)
Là je me suis lâchée, j'ai pris des tweed de Rowan et de l'alpaga aussi doux que du velours, teint et filé à la main dans le coin.

Voilà, quoi, vous me direz qu'il ne reste plus qu'à tricoter!

J'ai été obligée de faire une faute, y avait plus la lettre "i"
 La prochaine fois, je vous promets du tricot de l'extrême, du yoke qui a pas froid aux yeux, ou peut-être du sang et des larmes, allez savoir... En tout cas promis, je reviens vite!

dimanche 15 mars 2015

Cadeau de bienvenue

Un p'tit cadeau de bienvenue pour un bébé né en février!



Puerperium Cardigan, disponible gratuitement en anglais sur Ravelry.
Incontestablement le cadeau de naissance le plus sympa à tricoter. 

Mais le plus sympa encore, c'est que j'ai zappé les boutonnières pour les remplacer par des pressions. J'avais déjà fait ça ici, et je n'en étais pas peu fière. Le seul truc qui me chiffonnait, c'est que je m'étais contentée de fixer les pressions directement sur la laine, et j'imagine qu'après trois enfilages, elles se sont détachées.

Forte de cette expérience, je me suis dit que j'allais cette fois coudre les pressions comme il se doit, c'est-à-dire en les sécurisant avec une bande de tissu. J'étais en train de ruminer les multiples embêtements de cette option (quoi? coudre à la main du tissu sur du tricot? Elle est où la bonne idée, là-dedans?) quand je suis tombée sur l'invention du siècle (après la roue et les aiguilles circulaires).
Je vous le donne en mille: des pressions DÉJÀ fixées sur leur petite bande de tissu!!
Non?!
Ouais, bon, vous étiez sans doute au parfum depuis des lustres, mais vous voyez, moi j'ignorais que cela existât. On en apprend tous les jours.
(Tenez par exemple j'ai aussi appris l'autre jour - non sans honte je l'avoue - qu'on ne disait pas "une grappe de bananes" mais "un régime de bananes". C'est peu de dire que je suis tombée des nues. Tout le monde autour de moi avait l'air d'être au courant. Mais depuis quand on dit ça? Hein? Non, mais vous le saviez, vous? Chez le primeur, vous demandez vraiment un régime de bananes?)
Donc bref, l'invention du siècle m'est tombée dessus pile quand j'en avais besoin, ce qui est souvent le propre des inventions révolutionnaires.
Ni une ni deux, je file chez Roger et Annie me procurer cette précieuse petite chose.

Je vous passe le relatif emmerdement de la couture (quoi qu'on fasse, y a toujours un moment où on souffre avec du fil et des aiguilles).
Et voilà:

Je suis fière.
Pour aller avec, j'ai tricoté un petit béguin (non, en vrai c'est un grand béguin, c'est un béguin taille 5 ans au moins, mais bon c'est l'intention qui compte...) d'après un patron vraiment très très bien, que j'ai immédiatement adopté comme patron de béguin de prédilection pour aller avec ma brassière de naissance de prédilection. Vous pouvez vous reproduire sur vos deux oreilles, j'ai du cadeau de naissance en stock.

Le patron, c'est celui du Béguin de printemps de Lili comme tout. Gratos et en français chez Ravelry.
Et je lui tire mon chapeau parce qu'elle arrive à nous faire un modèle tout plein de chouettes techniques (les dents de chat qui forment la bordure, le montage provisoire, l'i-cord, etc) avec un tout petit bout de patron comme ça.

Un mot de la laine, vraiment magnifique, à qui les photos ne font pas complètement honneur. 
C'est la Baby Mérinos de chez Drops, coloris gris clair, légèrement chiné, dans un ton vraiment très doux. Deux pelotes en tout pour l'ensemble.



La prochaine fois on part en voyage, et cette fois j'essaierai de ne pas vous faire poireauter aussi longtemps (le pire c'est que j'ai tricoté plein de petites choses que je ne vous ai pas montrées!)

samedi 7 février 2015

Le chef-d'œuvre

(Ce billet a déjà été publié par erreur il y a quelques mois... entre-temps j'ai fini ledit chef-d'œeuvre, j'ai mis des photos et ajouté des trucs dans les explications, alors ne vous privez pas pour (re)lire!!)

Je continue sur ma frénétique lancée Isabelle Kramer (après Paulie, Marsa Alam, Wanderling, oui, j'appelle ça une obsession complusive).
Là, elle a fait fort. Son chef-d'oeuvre à ce jour, j'ai nommé Monte Rosa.

Isabell, ich liebe dich!

C'est exactement le genre de modèle où vous avez cette délicieuse impression que quelqu'un d'autre a été intelligent à votre place (et que vous allez en retirer tous les bénéfices).
C'est fantastique, on se laisse guider, c'est simple et complexe, archi bien foutu et clair comme de l'eau de roche.

Admirez ce dos!!!

Et puis ça commence avec un montage provisoire. Cette technique ne cesse de m'émerveiller. A chaque fois que je l'utilise (ce n'est que la 2e fois, en même temps), je m'étonne du savoir-faire que les êtres humains ont su développer, du degré de connaissance qu'il a fallu dans un domaine particulier pour inventer ça. Ah ouais, ça fait son petit effet, le montage provisoire. Et puis juste après vous allumez la radio et le bref instant de foi en l'humanité que vous veniez de vivre est ruiné par l'évidence que non, l'homme est toujours aussi con finalement et peut-être même que ça empirerait...

Magnifique col, très joli ouvert

Monte Rosa, c'est indéniablement le gilet à porter pour travailler bien au chaud.
Oui parce que, parmi les nombreux avantages qu'il y a à bosser chez soi (outre l'absence de collègues relous, de chefs relous ou d'ados relous au regard bovin, outre le fait qu'on a le droit de passer la journée pas coiffé, pas douché, pas habillé, outre le luxe qu'on n'est jamais malade parce qu'on ne côtoie pas d'individus suintant le microbe ni de poignées de portes visqueuses d'avoir traîné dans une multitude de mains dont on ne sait pas très bien où elles avaient traîné, elles) bref, parmi tous ces avantages, il y a le privilège cardinal: celui de pouvoir porter le même gros pull pendant tout l'hiver et que tout le monde s'en fout.

Exquis mélange de point mousse, de torsade et de dentelle...
Alors malgré l'intelligence d'Isabell qui a déteint sur moi à force de tricoter ses modèles, j'ai pas pu m'empêcher de faire des bêtises dans les trous-trous. Ah et puis de la bêtise bien visible, en plus. Le genre que quand on finit par s'en apercevoir (quinze rangs plus tard, hors de question de tout défaire),  on se dit: "Non mais j'avais bu ou quoi?"
(Oui, en même temps sûrement que j'avais bu vu le moment de la journée où je prends mon tricot - c'est-à-dire à 10h après le petit blanc du matin (mais non je plaisante! Même si c'est vrai qu'à la limite, c'est aussi l'un des avantages de bosser chez soi, on peut commencer le petit blanc assez tôt dans la journée, mais ça j'évite quand même) - donc je disais: l'heure à laquelle je prends mon tricot, c'est-à-dire tard le soir, après m'être grillé les neurones à pelleter de la phrase et triturer du mot).
Et donc bref, à ce moment-là de la journée, j'ai plus le cerveau très frais, quoi.
Et du coup je fais des bêtises dans les trous-trous, quoi. Pile devant là où ça se voit bien. Bon, j'ai fait la même, exactement la même ( je devais être en état éthylique avancé...) derrière aussi, comme ça y a pas de regrets.

Le détail ultime: la fausse couture sur le gilet réalisé sans couture!

La laine est de la Fado de chez Fonty, achetée chez... chez...? Et oui, chez Annie et Roger! Elle est moelleuse, douce et très chaude, avec un touche rustique qui me plaît bien (et des petits bouts de paille qui traînent dans les pelotes parce qu'elle est élevée au naturel).

Les magnifiques boutons qui dé-rusticifient le tout pour faire de mon gilet une œuvre quasi post-moderne viennent eux aussi de chez les mêmes. Ils sont fabriqués en je sais pas quoi, une sorte de métal lourd et je les adore. Vraiment.




Bon, malgré tout ça, j'ai une petite doléance au sujet de mon gilet. Il bâille dans le dos, quand je le ferme. Un tout petit peu.
Mais tant pis, je dois dire que je le porte tout de même avec fierté (et de préférence ouvert quand je suis en public - non mais avec un tee-shirt en dessous je veux dire - parce que comme ça, ça bâille plus).

Mais non j'ai pas succombé à la tocade de la bloggueuse qui photographie ses pieds... mais avouez que quand on assortit sa tenue à ses bottes de pluie, y a de quoi être fière. 

Bon bin si vous avez survécu à cette débauche de parenthèses, bravo!
La prochaine on causera sûrement tricot... pour changer...