dimanche 5 mai 2013

?!

Bah alors... tu tricotes plus??
Mais si, mais si, cher lecteur, je tricote. Simplement, de temps à autre, je fais aussi autre chose.
Et puis, quand on s'est lancé sans réfléchir dans un ouvrage dont les rangs font 360 mailles, forcément, ça prend du temps...
Et quand en plus il y a du jacquard, ça traîne.
Et quand par-dessus le marché on défait tout pour agencer les couleurs du jacquard autrement, ça stagne.

Mais ça va venir! Patience, patience dans l'azur!



lundi 25 mars 2013

Tocade!


Hé oui, après la frisquade, la tocade!
Il se trouve que récemment, les occasions de faire des petits cadeaux se sont multipliées et j'ai choisi de tricoter à chaque fois des mitaines.
J'ai passé des heures sur Ravelry où j'ai trouvé plein de modèles chouettes et finalement, bin j'ai improvisé parce que les modèles chouettes sont tous assez vite partis en vrille.

Et c'est agréable d'improviser! 
J'adore tricoter sans modèle de temps en temps. C'est pas la meilleure façon de découvrir de nouvelles techniques, c'est sûr, mais parfois c'est tellement bien de ne pas regarder son papier tous les trois rangs. Suivre un modèle, c'est un peu comme conduire avec un GPS: on se laisse guider si bien que quand on se goure, on ne sait plus comment faire, s'il faut tourner à gauche, refaire une diminution. On est totalement perdus.

Bon en même temps, tricoter des mitaines toutes simples sans modèle, c'est pas non plus le truc le plus risqué du monde, hein!










Modèle que je qualifierais d'"urbain", parce que le motif au point mousse sur jersey fait penser à des buildings (j'étais très fière de mon idée et puis je me suis souvenue qu'elle provenait en fait d'un modèle de la grande Kate Davies, comme quoi j'ai failli plagier sans m'en rendre compte.)
Restes de laine Phildar utilisée pour les chaussettes de golf.















Ce modèle-ci est plus féminin (plus long à faire aussi, notamment les côtes bicolores qu'on voit mal sur la photo mais qui rendent bien en vrai, si, si) et je regrette vraiment d'avoir monté le pouce comme une bouchère, c'est--à-dire en le rajoutant après coup plutôt qu'en l'intégrant comme sur les autres, ce qui est infiniment plus élégant et confortable. Mais maintenant j'ai retenu la leçon.

Laine Holst Garn supersoft coloris Poppy et un mélange alpaga Artesano et Cascade Lace pour la couleur prune. 





Celui-là, c'est le plus réussi, il tient vraiment à la main comme un gant!
Rayures vertes pour rappeler Adidas parce que le destinataire est sportif.
Toujours mes chutes de Phildar pour la laine.
Même construction que pour le n°1, en intégrant le pouce façon raglan.














Pourquoi changer un modèle qui marche?

Le même modèle, donc, tricoté à quatre mains avec ma soeur (enfin, disons qu'il y a une paire de mains qui a plus travaillé que l'autre, hein!)
Laine choisie par la destinataire, Phildar avec du cachemire et de la soie dedans.



Au vu de toutes ces réalisations, un esprit envieux m'a demandé si lui aussi, il pouvait en avoir...
Et vlan! Me voilà bonne pour une cinquième paire!

lundi 11 mars 2013

T'es cape ou t'es pas cape?


Quand on travaille chez soi et qu'on passe de longues heures dans les livres et sur l'ordinateur, on finit toujours par avoir froid, tôt ou tard. Pas hyper froid non plus, mais ce petit frisson désagréable que j'appellerais la frisquade. Or si on ne fait pas attention, une frisquade peut mener à un état de santé déplaisant, à savoir la patraquade, qui peut à son tour dégénérer carrément en mal-foutade. Et là c'est la chienlit car on ne peut plus travailler! Un cercle vicieux qu'il faut veiller à combattre, vous en conviendrez.

Or pour vaincre l'ennemi, voilà la solution: la cape de maison!

Tricoté EN UNE JOURNÉE!!!! avec une laine trouvée sur le marché, aiguilles 10.
Modèle la Droguerie.

Alors si vous êtes à la bourre pour un cadeau et que vous voulez faire plaisir, tricotez ça. C'est hyper rapide à faire, facile, douillet, ça tient vraiment chaud et puis si vous vous plantez et que c'est moche, le destinataire pourra toujours le porter à la maison, c'est pas grave!
Cela dit, c'est à peu près impossible de se tromper sur ce modèle parce qu'il est vraiment tout simple (non mais vraiment!) et en plus, c'est taille unique.

Je l'ai tricoté en aiguilles circulaires et j'ai donc monté 77 mailles, joint le fil, tricoté en jersey (donc tout à l'endroit en circulaires) jusqu'à obtenir la longueur désirée, attaqué les diminutions (un rang *4 mailles endroit, deux mailles ensemble*, 4 rangs endroit puis un rang *3 mailles endroit, 2 mailles ensemble*, 4 rangs puis un rang *2 mailles endroit, 2 mailles ensemble*), puis terminé par des rangs en côtes 2/2, suffisamment pour pouvoir retourner le col roulé et avoir un bon revers.
Et voilà! Pas de couture, pas de boutonnière, pas des fils à rentrer dans tous les sens.
Fas-toche, je vous dis!

Mais vous savez quoi? Ça ne règle pas mes problèmes de frisquade parce que c'est un cadeau, alors je sens qu'il va me falloir un tricoter un deuxième vite fait.
À suivre!


vendredi 8 mars 2013

Je drive, tu puttes, il droppe

Et oui, je récidive dans le tricot golfique.

Parce qu'après le franc succès rencontré par ses protège-clubs sur le parcours, mon golfeur de papa m'en a commandé une nouvelle série, dans des tons printaniers.
Pas besoin de me le répéter deux fois...
Je m'étais bien amusée à tricoter les premiers, et c'est un super moyen de liquider des fins de pelotes.
Bon là, mes fins de pelotes ne m'inspiraient pas, j'avais un bon d'achat dont la date de péremption était tragiquement proche, je voulais de la laine pas chère et pas forcément dans des matières nobles, j'ai donc ravalé mon snobisme et acheté de la Phildar avec de l'acrylique dedans. Parce que le principe du protège-club, c'est de résister aux intempéries.
Et bin vous savez à quoi on reconnaît que la laine a de l'acrylique dedans (hormis qu'elle est un peu brillante)? Elle est vachement plus difficile à couper avec les dents, résultat vous êtres OBLIGÉ de vous lever pour aller chercher des ciseaux! Et ça c'est un très très mauvais point (mais ça prouve que la laine est costaud).

Je m'excuse par avance de la piètre qualité de la photo qui ne rend pas hommage ni à l'ouvrage ni au temps radieux qu'il fait en Bretagne (on ne pouffe pas!), mais j'ai des problèmes de matériel et une patience extrêmement limitée avec les machines.



Protège-clubs de golf, modèle en anglais trouvé sur le site de Purl Bee. Tricotés en Phildar Partner 3,5

Ouais, bon, la photo est moche! Et encore une fois, j'ai plutôt fait dans le rustique que dans le chic...
Les petites fleurs de la chaussette de gauche sont les Peerie Flooers de Kate Davies.

Pour terminer, une petite réflexion sur le golf que j'ai trouvée sur un blog de tricot il y a longtemps, mais impossible de retrouver lequel...

Golf is deceptively simple, endlessly complicated. A child can play it well, and a grown man can never master it. Any single round of it is full and tantalizing, precise and unpredictable. It requires complete concentration and total relaxation. It satisfies the soul and frustrates the intellect. It is at the same time rewarding and maddening - and it is without the doubt the greatest game mankind has ever involved.” Forgan Robert, 1899

Le golf est terriblement simple et infiniment compliqué. Un enfant peut y jouer correctement et un adulte ne jamais parvenir à le maîtriser. Chaque coup est intense et excitant, précis et imprévisible. Le golf requiert une concentration totale et une relaxation absolue. Il satisfait l'âme et frustre l'esprit. Il est à la fois gratifiant et exaspérant - et c'est sans aucun doute le plus grand jeu jamais inventé par l'homme."




samedi 23 février 2013

La cure de Vanadium

Un petit coup de fatigue hivernale?
J'ai la solution!
Une cure de Vanadium.
Pour ce faire, rien de plus simple: quelques pelotes colorées et zou.
En ce qui me concerne, la cure a commencé en novembre. Et oui, c'est le principe: la cure, faut que ça dure! Grâce à elle, j'ai passé les fêtes tranquille, toujours mon petit Vanadium sous le bras à sortir entre deux gigots, à l'heure du café, de la tisane ou du digeo!


Tricoté en Holst Garn Supersoft, coloris Poppy, un peu plus de cinq pelotes en doublant le fil. J'ai légèrement rallongé les manches.

Concernant la taille, j'ai un peu tâtonné, commencé une des plus petites tailles proposées (puisque je voulais du S), me suis rendue compte que ça paraissait bien étroit, ai détricoté et pris mes mesures, comme le préconisait le modèle. 
Là, ça s'est corsé parce qu'en gros, entre les épaules, le tour de poitrine, les bras, la taille et les hanches, bin je couvrais à peu près toutes les tailles proposées! Sur le coup je me suis sentie sacrément mal gaulée...
Du coup, j'ai mixé un peu le tout dans l'espoir d'obtenir un résultat pas trop mal... et j'en suis contente. C'est moulant à certains endroits et large à d'autres sans pour autant être ridicule.

Jolis boutons achetés je ne sais plus où!


Vanadium est ce que j'appellerais un ouvrage pantoufle, tranquille, le tricot pépère, quoi. Juste ce qu'il faut de petits détails pour nous tenir en éveil, mais pas besoin non plus de le travailler assis à une table dans un silence de bibliothèque avec à portée de main le papier, le crayon, le mètre, la calculatrice et les Doliprane.

Côté laine, la supersoft n'est pas du tout supersoft au toucher, mais j'ai adoré malgré tout la tricoter, d'une part parce que j'ai décrété que Holst Garn était mon fournisseur de laine préféré donc faut bien assumer, et qu'en plus, elle est bien sèche, s'adoucit au fil de l'ouvrage et surtout après lavage. Et puis le rouge est superbe.

Voilà, bonne cure de Vanadium à vous!




dimanche 27 janvier 2013

La fine fleur

Depuis le temps que je voulais tricoter "peerie flooers" de Kate Davies... !
Ah, Kate Davies... l'intelligence et le raffinement mis au service du tricot. Le jacquard élevé au rang d'art. La fine fleur de la création écossaise.

J'attendais simplement d'avoir un tout petit peu le niveau pour me lancer parce que le jacquard à sept couleurs, comme ça, à première vue, ça peut faire flipper.
Alors en vrai j'ai un tout petit peu flippé (surtout aux moments des diminutions qui m'ont d'abord collé une bonne migraine) mais pas trop.
J'ai pris un grand plaisir à m'emmêler les pelotes et je suis très fière du résultat, même si je dois bien avouer que ma réalisation est un brin moins délicate que la version originale!

Peerie Flooers, de Kate Davies, disponible sur Ravelry, tricoté en alpaga Purple Laines. 

Je n'ai pas répété le motif à petites fleurs parce que je tricote lâche et que mon échantillon était plus grand que celui du modèle. Résultat: la taille est parfaite, un bonnet bien près de la tête comme j'aime.

Côté laine, l'alpaga de Purple Laines confirme ses promesses. Très douce et agréable à tricoter, les couleurs que j'ai choisies sont plus flashy que celles de l'original et le résultat brille dans la nuit!

Bon, au niveau des diminutions, mon association de couleurs fait qu'on se retrouve avec un bleu-blanc-rouge du plus bel effet... mais que voulez-vous, n'est pas Kate qui veut, je n'avais pas anticipé la chose et puis mince, je suis venue à bout de mon premier jacquard de l'extrême, on va pas finasser!