mercredi 25 décembre 2013

Esprit de Noël

Bon, pour Noël cette année, j'avais vu grand. Très grand. TROP grand!

Avec ma bobine rouge d'un kilo ramenée d'Irlande (vous vous souvenez?), j'avais décidé de tricoter une couverture. Bon déjà, vous allez me dire, quelle idée...
Enfin bref, un jour de septembre, au café tricot, j'ai monté mes mailles. Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé, je devais avoir bu autre chose que du thé, parce que j'ai monté au moins 12 000 mailles. J'ai tricoté dix centimètres (soit environ 192 heures, parce qu'un rang de 12 000, c'est interminable, bon Dieu!) et puis je me suis rendue à l'évidence: mon projet était impossible. J'ai détricoté les 3,5 mètres... (là j'exagère pas, on a mesuré).

Du coup, j'ai revu mes cadeaux à la baisse.
J'ai opté pour des trucs rapides et psychologiquement moins traumatisants.




Des petits carrés magiques pour la salle de bains!
Tricoté avec du super coton bio, en double.
J'adore ce fil parce qu'il est bien mat et qu'il a de belles couleurs.
Hop, offert avec un joli savon, c'est le petit cadeau parfait.



Et rapide! (enfin sauf si vous passez un temps infini à démêler vos pelotes de coton bien sûr...)




Sur ce, je vous souhaite un joyeux Noël à tous!

dimanche 15 décembre 2013

Les résultats!

Au vu du nombre dé-li-rant de participants au grand jeu-concours de notre fin d'année, je peux dire que le suspense est à son comble!!!!

Avant tout, je remercie les quelques courageux qui ont bien voulu jouer, plus on est de fous plus on rit... (les autres je vous cause plus).

Alors alors, roulement de tambour......
Le tirage au sort a parlé...
Les deux gagnants sont.....



Une anonyme plus connue sous le nom de MAMOUNETTE et TRICOT ROUGE!!!
C'est-à-dire ma mère et ma soeur, quoi...  Alors je suis très contente pour elles, mais comment dire... c'est un peu pathétique!!! Elles gagnent respectivement le bracelet d'été et celui d'hiver.
(je vous jure sur ma tête que c'est pas truqué!)

Du coup, comme il n'y a pas de Noël sans miracle, j'ai décidé de tirer au sort deux autres gagnants pour les deux bracelets restants!
Et les deux autres gagnants sont...




Une anonyme du Garret plus connue sous le nom de TATA NINETTE (la famille est en force!) et OLIVIER! Bravo! Ils gagnent respectivement le printemps et l'automne.


Bravo et MERCI à tous d'avoir participé! (sinon j'aurais eu l'air bien con avec mon satané concours).
Je vous envoie vos cadeaux, ou, pour certaines, je vous les mettrai directement au pied du sapin...
Je crois que l'année prochaine, on se contentera de faire ça en famille le soir du réveillon, hein...

vendredi 29 novembre 2013

Oyez! oyez!

Braves gens et fidèles lecteurs, oyez!
Pour se mettre dans l'ambiance de Noël, et même pour les hérétiques qui ne font ni sapin ni cadeaux, je vous propose de gagner un petit cadeau.

Comme celui qui a inventé Noël a eu la bonne idée de faire tomber ça en fin d'année, c'est toujours l'occasion de se remémorer les bons moments (quand il y en a eu, restons optimistes...) de l'année écoulée.
C'est pourquoi j'ai confectionné quatre petits bracelets rappelant les quatre saisons.


Le bracelet de printemps, vert et beige qui rappelle l'herbe coupée, les bourgeons, la nature qui renaît!


 Le bracelelet d'été, rose et rouge, flamboyant!



Le bracelet d'automne, prune et moutarde, pour les feuilles mortes, les prunes écrasées dans l'herbe, le feu dans la cheminée.




Le bracelet d'hiver, gris et marine, pour la neige et les nuits bien noires.




Et voilà, les bracelets des quatre saisons!




Je vous propose de gagner un de ces bracelets et pour cela, rien de plus simple: vous me laissez un commentaire sous ce billet* en désignant votre bracelet préféré. 
Je tirerai au sort deux gagnants à qui j'enverrai le bracelet qu'ils ont désigné. 

Vous avez jusqu'au dimanche 15 décembre pour participer et j'annoncerai les résultats ici même le lundi 16. 
J'enverrai ensuite par la poste les gros lots aux heureux gagnants. 

(* Il faut bien laisser un commentaire ici et non m'envoyer un mail sinon c'est de la triche. Si pour des raisons de simplicité, vous sélectionnez l'option "Anonyme" dans le menu déroulant qui s'affiche là où vous écrivez vos petits mots, pensez à signer vos commentaires. C'est plus sympa d'avoir des noms que d'avoir deux gagnants anonymes!)




Allez, allez, on joue! 
Ca vous fera toujours un petit cadeau de plus sous le sapin, ou un cadeau à offrir à vote belle-soeur pour qui vous n'avez jamais d'idée!







lundi 18 novembre 2013

Noël, joyeux Noël

Hé oui ça y est, je vais être relou.
Je vais parler de Noël.
Mais non, partez pas! C'est pas si grave!

Je sais que pour certains, ce n'est pas une fête très gaie et que d'autres pâlissent à l'idée d'un repas de famille interminable. Hé bien pas moi! J'adore Noël et la seule chose que je déteste dans cette fête, c'est qu'elle ne dure qu'une seule journée. C'est pourquoi j'aime bien m'y prendre tôt, histoire d'anticiper le plaisir au maximum.

Et quand je dis tôt, je veux dire TÔT. Je l'avoue, j'ai toujours une grosse nostalgie de Noël en plein milieu de l'été avec envie de foie gras, de cadeaux et tout et tout.

Notez qu'il existe tout de même deux types d'années: celles où on est au taquet, on a fini tous ses cadeaux le 15 novembre, on a passé six mois à réfléchir au menu (qui est toujours le même mais ça aussi ça fait partie du plaisir). Et puis il y a les années où on arrive à la mi-décembre, on se sent complètement à côté de la plaque, on est fatigué, on n'a pas d'idées pour les cadeaux et du coup on est déçu de ne pas se sentir un peu plus dans l'ambiance.
Autant vous dire que 2013 appartient clairement à la première catégorie! C'est limite si je suis pas déjà en train de décongeler les petits fours au moment où je vous parle!

Donc, cadeau numéro 1: c'est fait.
Pour aller avec le petit bonnet "pas assez long pour couvrir les oreilles".... le gilet!

Demoiselle arc-en-ciel, disponible en français sur Ravelry.
Tricoté en 2/3 ans avec de la Rico merinos et des "restachous" de couleurs, comme elles disent au café tricot.
Le tout avec des aiguilles 4,5.

Comme tous les modèles de Solenn, celui-ci est limpide, bien expliqué, un régal à tricoter.















jeudi 14 novembre 2013

Le bonnet avec oreilles

Si vous suivez bien, vous savez que j'ai tricoté il y a peu pour une jolie demoiselle un non moins joli (et hop, un petit compliment pour moi-même au passage) bonnet arc-en-ciel.

Alors j'ai le plaisir de vous apprendre qu'elle l'adore, qu'elle ne le quitte plus et qu'elle se tapote la tête dès qu'on lui dit "tata" (et dans son langage, ça veut dire bien entendu: "mais oui, ma tata préférée, la fille super douée qui m'a tricoté mon bonnet". Et ouais, elle est vachement sympa, ma nièce. Ça doit être de famille...)

Malheureusement, les considérations pratiques prenant toujours le dessus sur les sentiments dans ce monde de brutes, il paraîtrait que ce joli bonnet ne lui couvre pas assez les oreilles. Allons bon!

Hé bien, ni une ni deux, en un petit trajet de train, la diligente tata s'est fendue d'un deuxième bonnet, avec oreilles cette fois, histoire que bon, on ne vienne pas râler ensuite, hein!

"Bonnet norvégien", d'Astrid Le Provost, modèle tiré du livre Tricots intemporels pour bébés
Tricoté avec de la Katia-Basic merinos, des aiguilles 4, de l'amour et de la bonne volonté!
Il y a un truc de dingue dans ce bouquin de tricot (enfin de dingue... on s'entend.  Bon si vous faites partie de mon lectorat masculin qui ne s'intéresse pas au tricot, ou de mon lectorat féminin qui - inexplicablement! - n'est pas passionné par les aiguilles, vous pouvez retourner vaquer à vos occupations. À moins que bien sûr ma prose ne vous tienne en haleine, mais bon, quand même euh, non mais là vous me faites rougir).

Bon bref!
Le truc de dingue du livre, donc: la dame qui l'a écrit, hé bin elle donne même pas la taille de l'échantillon avant de commencer le modèle! Comment c'est mal! Alors moi je veux bien mais nous, tatas diligentes qui tricotons avec amour, on s'est quand même fait chier pendant des années avec ce putain d'échantillon! Et là, pof, vas-y que je te tricote mon machin sans l'échantillon et tout.

Hé bien je sens qu'il y a une tata qui ne va pas tarder à recevoir un coup de fil lui annonçant qu'elle a diligentement et avec amour tricoté un bonnet pour adulte.

D'ailleurs c'est pas le seul scoop que j'ai découvert récemment sur ce sujet obscur de l'échantillon et la prochaine fois, faudra que je vous en parle. Restez branchés!


vendredi 8 novembre 2013

Restons Paulie!

Je m'excuse d'emblée de ce titre... mais d'abord, je culpabilise un peu d'avoir mis un gros mot dans un de mes titres l'autre jour (y en a qui ont de ces soucis, me direz-vous...) et puis je n'ai rien trouvé de plus drôle pour annoncer LA réalisation qui m'a obsédée tout ce mois d'octobre: Paulie. Oui, c'est nase comme jeu de mot, et pas vraiment à la hauteur de l'éducation que j'ai reçue en la matière, mais bon, on peut pas être toujours au top, zut!

D'abord, laissez-moi vous dire que j'adore mon métier, mais que la traduction c'est un peu comme le marathon. Certes, ça fait moins mal aux genoux, mais ça nécessite endurance et ténacité. Le traducteur est seul avec son texte comme le coureur de fond avec sa course de fond. Or dans la course comme dans la traduction, il est bon d'avoir une petite idée fixe, pour s'aider à tenir.
Hé bien l'idée fixe, pour moi, en octobre, ça a été Paulie.

Mesdames et messieurs, je vous présente le tricot le plus parfait que j'aie jamais exécuté!
Ah oui pardon, mais parfois il faut savoir mettre sa modestie de côté et reconnaître ses propres exploits! Ça suffit les ratages! Place au talent! Chaussez vos lunettes de soleil parce que là, ça en jette!






Les photos ont été prises avant blocage du tricot, et si vous croyez que je vais attendre des jours qu'il puisse être lavé et séché avant de le porter, vous vous trompez! A peine terminé que je ne le quittais déjà plus!
(il paraît qu'il reste même trois ou quatre petits fils à rentrer...)

Alors bien sûr, il y a une erreur. UNE SEULE! Je ne sais pas ce qui s'est passé (en vrai si, je le sais, j'étais au téléphone pendant que je tricotais et bêtement, je me suis concentrée davantage sur les paroles de ma copine que sur mon tricot et voilà ce que ça donne quand on est attentif aux autres. Que ça me serve de leçon) mais j'ai eu une crise de point mousse en plein milieu du jersey!
On s'en fout, c'est beau quand même.



Petite modification par rapport au modèle extrêmement bien écrit, conçu, pensé avec intelligence et simplicité: j'ai fait les rayures tous les 12 rangs et non tous les 10. Je viens de me creuser la tête pour vous pondre une explication du tonnerre mais finalement c'est plus simple d'être honnête: cette modification s'est faite entièrement en-dehors de ma volonté... C'est la faute à mon handicap du chiffre... je me suis aperçue à la 5e rayure que je ne savais pas compter (enfin ça on le sait depuis longtemps mais on ne cesse de s'en rendre compte et ça ne cesse de nous surprendre et la preuve, je me mets à parler au "on" comme si j'étais deux) et que donc j'avais fait la rayure tous les 12.
On s'en fout, c'est beau quand même.







Autre modification, entièrement volontaire cette fois: j'ai fait des manches longues, première fois que ça m'arrive car d'habitude j'ai trop la flemme d'aller au bout et du coup je me caille du poignet jusqu'au coude. Alors cette fois j'ai dit halte à l'agonie de l'avant-bras! J'ai des manches longues et pourtant Dieu que c'est loooong et chiant à tricoter, les manches.
Mais on s'en fout puisque c'est beau.











Côté laine, c'est l'alpaga Drops ramené d'Irlande, tricoté en 3 (jamais fait un truc aussi régulier, moi la spécialiste du tricot hyper lâche); la couleur, elle, a soulevé un petit débat entre les copines de tricot. Moi je vois ça bleu lavande mais d'après certaines, ce serait plutôt gris et sur internet, ils nous disent carrément "bleu jean/vert"! (mais ils hallucinent, car du vert il n'y en a point, je vous jure. Cette photo-ci est très fidèle à la couleur originale). Quant aux rayures, c'est un reste de Holstgarn Supersoft coloris nougat.

Donc pour la couleur c'est comme on veut et on s'en fout, c'est beau quand même.




Je l'aime mon gilet, je l'adore, j'en veux déjà un deuxième.
Il est fin, il est chaud, il est beau.

Foncez sur le modèle, c'est un régal (gratuit sur Ravelry, en anglais, mais si vraiment l'anglais et vous ça fait autant que moi et les chiffres, je suis sûre qu'une traductrice sympa pourra vous enlever une aiguille du pied!)

mercredi 30 octobre 2013

De fil en aiguille, 4: l'Irlande, 2

Moui, ça devient compliqué tous ces chiffres, moi-même je m'y perds un peu, m'enfin...
Pour rester dans le ton irlandais de ce début d'automne, je me suis dit que j'allais vous montrer mon seul projet qui traîne depuis des années.
Alors c'est vrai que quand une copine du café tricot - dont je tairai le nom parce que quand même j'ai un bon fond! - nous a montré son projet-boulet qui date d'avant son mariage, soit du début des années 2000 j'imagine (c'est bien ça, Amélie?), j'ai complètement relativisé la notion de boulet.
Le mien, il n'a que deux ans, il n'en est pas encore au stade de boulet, mais il commence à prendre de la place dans mon panier à laine.
(Notez que depuis mes récents achats monumentaux et non moins intempestifs, je rencontre un léger problème de stockage...)

Voici l'histoire:
Il y a deux ans, je partis en Irlande et je tombai en admiration devant une panière entière de pelotes dans la charmante bourgade de Kenmare. Comme je me trouvais bien dépourvue et que la bise était venue, je décidai d'acheter une pelote de chaque couleur. Je me retrouvai donc avec dix pelotes toutes plus belles les unes que les autres et je pris la décision de faire une couverture en carrés.
J'en étais encore au stade de la petite enfance tricotière.
Je me lançai tête la première dans mes carrés mais au moment de les assembler (avec du fil rouge, irlandais lui aussi, de toute beauté), je connus une sorte de panne. Coudre le tricot, quoi de plus ennuyeux? Au fil des semaines, ma couverture fut laissée de côté avant d'être finalement remisée au fond de mon panier à laine, où elle gît toujours.

Voilà l'histoire.



Le truc c'est que maintenant que je suis devenue ado (tricotement parlant), je trouve ça encore plus pénible de coudre ma couverture... mais j'ai encore une vingtaine de carrés qui attendent depuis 2 ans d'être assemblés...



L'autre truc bête, c'est que je me suis rendu compte récemment en fouillant dans le fameux panier de laine que j'avais complètement oublié d'intégrer à ma couverture la dixième couleur, une pelote violette (et maintenant c'est trop tard parce que la moitié des carrés est cousue selon un schéma de couleurs que je ne peux plus modifier et ça ferait tout bizarre s'il y avait du violet seulement sur un bout de la couverture. Vous suivez?). Du coup, lors de mon dernier passage en Irlande, je m'en suis racheté deux autres identiques, histoire de pouvoir en faire quelque chose.


Bon allez, j'ai besoin de motivation, là! Il faut que la couse cette fichue couverture! Et contrairement à ce que j'ai honteusement osé faire lors du rentrage de fils de feu ma cape en jacquard, je ne vais pas avoir le toupet de refiler cette tâche ingrate à une bonne âme du café tricot....



vendredi 25 octobre 2013

Parler, c'est tricoter

C'est pas moi qui le dis, c'est monsieur Claude Hagège!
Pour ceux d'entre vous qui ne le connaissent pas, monsieur Hagège est un grand ponte de la linguisique.


Le rapport avec le tricot? Aucun.
Mais quand j'ai vu ce petit livre à la librairie, je n'ai pas pu ne pas l'acheter. D'abord parce que les langues c'est mon truc, ensuite parce que le tricot c'est mon truc et enfin parce que ce genre de titres, c'est mon truc.
Alors est-ce que je vous recommanderais cette lecture?
Oui, mais n'espérez pas y trouver des modèles de petit gilet ou des techniques d'augmentation révolutionnaires... Point de cela dans ce petit livre! Le titre reste d'ailleurs assez mystérieux, et je soupçonne l'auteur de nourrir une passion secrète pour le jersey.
Par contre, si vous vous intéressez à la langue sous toutes ses formes, aux langues qui meurent, aux langues qui vivent, aux langues régionales, au verlan, et même à la langue de bois, allez-y! C'est très court, à peine une cinquantaine de pages, ça se lit d'une traite dans la salle d'attente du dentiste, c'est très informel, plutôt comme une conversation, ça n'a absolument rien d'universitaire (mais ça ne raconte pas n'importe quoi), ça fait vivre un petit éditeur et ça vous donne immédiatement envie de tout plaquer, de devenir ethnolinguiste, d'acheter une besace avec plein de poches dedans et de sauter dans un avion pour aller étudier les langues en voie de disparition de l'Amazonie!

Sur ce, je vous laisse, mon avion pour la forêt amazonienne s'envole dans 5 minutes!

Parler, c'est tricoter, de Claude Hagège, aux éditions de l'Aube.

vendredi 18 octobre 2013

Dubo, Dubon, Dubonnet

Pour réchauffer les oreilles d'un petit caneton parisien, j'ai improvisé un bonnet coordonné avec un gilet prévu pour être offert à Noël et pas encore terminé.




Adapté du gilet "Demoiselle arc-en-ciel", de Solenn Couix-Loarer.
Tricoté avec des aiguilles 3, du merinos fine aran Rico pour le gris  et des restes de couleurs pour les couleurs
Heureusement qu'on n'a d'yeux que pour cette jolie petite fille, ce qui nous empêche de remarquer à quel point la couture du bonnet est foireuse...!

lundi 14 octobre 2013

"La science, c'est pas de la merde!"

C'est pas moi qui le dis, c'est Pierre Desproges!

Et bien figurez-vous qu'il avait bien raison. En effet, la science c'est pas de la merde, et je m'en vais vous le prouver sans attendre.
Il se trouve que j'ai eu connaissance d'un article passionnant publié par le magazine Pour la science. On y parle là-dedans d'un truc scientifiquement révolutionnaire, un scoop international, le boson de Higgs de la ménagère... j'ai nommé le crochet.
Oui, oui, parfaitement, le crochet, notre crochet!
Je vous résume l'affaire avec mes mots: jusqu'à il n'y a pas très longtemps, les chercheurs étaient bien embêtés parce qu'ils se trouvaient incapables de représenter en vrai les récifs coralliens. Je vous passe les différents types de géométrie, Euclide et tout le bazar, mais vous voyez ce que c'est un récif corallien? Bon, bin avec ses formes toutes dentelées, il était impossible à modéliser. Sauf... sauf... sauf... qu'un fabuleux institut dont j'ai appris l'existence dans cet article a trouvé la solution pour modéliser les récifs: en les crochetant.
Mais eurêka c'est bien sûr! Quoi de plus approprié que le crochet pour représenter un motif dentelé en 3D?
Ça donne ça:

(Merci Sonia pour l'article! J'ai presque tout compris et j'ai même pas fait que regarder les images!)


Non mais vous imaginez?!
Le plus beau dans l'histoire, ce qui redonnerait presque foi en l'humanité, c'est que ce projet a été instauré par une institution de Los Angeles baptisée Institute for Figuring, qui, je cite l'article, "promeut l'esthétique et les dimensions poétiques de la science et des mathématiques sans recourir à la manipulation de concepts abstraits". Si c'est pas beau, ça. 
Je vous engage à aller consulter leur site, ainsi que le site dédié au projet du récif corallien en crochet, c'est tout simplement invraisemblable et magnifique!

Ça y est, maintenant moi aussi je veux être un grand scientifique qui crochète les concepts. 
Allez hop, sur ce je vous laisse, j'ai mon avion pour Los Angeles dans 5 minutes!

jeudi 10 octobre 2013

Ces petits riens

Notre famille, nos amis, nos proches quoi, on pense à eux, on leur fait des cadeaux, on leur tricote des trucs, ça nous fait plaisir et à eux aussi (en général, ou alors ils font semblant), et puis un jour pendant une conversation, v'là-t'y pas qu'on vous dit: "Ah oui, le petit machin joli que tu m'avais tricoté, c'est trop bête, je l'ai lavé et il a rétréci".
Là vous passez par toutes les phases habituelles qui suivent l'annonce d'une nouvelle de ce type (déni, colère, résignation, chagrin), et puis un beau jour vous reprenez le dessus et vous vous dites: c'est plus possible!
Voilà exactement (enfin, c'est légèrement exagéré, mais c'est pour la cause du récit) où`j'en étais un dimanche du mois de septembre où j'étais censée travailler (sur mon vrai travail, pas mon tricot, je précise). Et là j'ai eu l'illumination. Certains voient la vierge dans une tranche de jambon, d'autres ont une apparition derrière le pilier d'une basilique, et bien pour moi, le déclic, ça a été l'étiquette thermocollante. C'est moins spirituel mais on fait ce qu'on peut.
Ont suivi deux heures de recherche frénétique sur internet, en passant par toutes les solutions possibles, du tampon encreur à l'étiquette en tissu à coudre. Plus moyen de me concentrer sur mon travail, je n'avais plus qu'une idée fixe, une obsession, un caprice: me trouver des étiquettes.
Hé bien voilà, je les ai trouvées! Ô joie!!!


Oui, bon, je sais, j'ai un peu cramé la laine avec le fer, mais personne n'est parfait et puis je l'ai fait sur un petit bout qui ne se voit pas (trop)! Sur les trois mètres carrés de châle, ça passe très bien, je vous assure!
Et voilà, on peut enfin offrir le tricot sur lequel on a passé 56 heures en toute sérénité!
Il ne me reste plus qu'à apprendre à régler le fer à repasser...

lundi 7 octobre 2013

Le bleu du ciel

Vous vous rappelez la grosse pelote turquoise d'Irlande?
Bon, hé bien c'était ma moitié qui l'avait choisie afin que je lui tricote pour son anniversaire "une grande couverture à mettre sur les épaules pour travailler en hiver quand il fait froid".
Moi: "Une couverture pour les épaules? Un châle, quoi?"
Lui: "Non, non, un grand plaid à mettre sur les épaules".
(Ouais. Un châle, quoi!)

J'ai donc tricoté un châle (je sais mieux que lui quand même, zut alors!)




On m'avait demandé du grand qui enveloppe bien, j'ai fait du très grand qui enveloppe très bien. Avec ses trois mètres de long (j'exagère pas, hein! Le grand côté fait trois mètres), on peut même dire que c'est une couverture en triangle qui satisfait donc tout le monde. Une sorte de couverchâle quoi.


Chacun cherche mon chat
Et oui, fallait bien qu'il se case quelque part sur la photo, celui-là.

C'est chaud, léger et vaporeux. Très agréable à avoir sur les épaules l'hiver pour travailler quand il fait froid. D'ailleurs je me demande si je ne vais pas m'en faire un aussi, de châle, parce que vous pensez bien que je ne suis pas venue à bout de ma méga pelote.


Des petites rayures en point mousse sur le jersey histoire de faire quelque chose quand même, la construction sympa que j'utilise à chaque fois (on commence par le milieu du grand côté avec cinq mailles et on augmente à chaque rang endroit à chaque extrémité et de part et d'autre de la maille centrale.)
Voilà quoi, rien de bien sorcier, mais alors je peux vous dire que l'effet est garanti: on peut s'enrouler à trois là-dedans tellement c'est grand et même si on est tout seul on peut plier le (la?) couverchâle en deux tellement il y a de la place. 

Sur ce, hop, au boulot!

dimanche 29 septembre 2013

Touche pas à ma laine!

Peut-être l'aviez-vous entendue, France Culture a consacré il y a quelques mois une émission consacrée à la filière laine en France et dans le monde. Un constat guère réjouissant, mais une histoire passionnante!
Allez hop, on prend son tricot et on écoute!

Également, pour ceux d'entre vous qui comprennent l'anglais, la BBC a réalisé une série d'émissions telles que nous ne savons pas les faire en France, consacrées aux étoffes, notamment la laine produite en Angleterre. C'est ici.
Allez hop, on prend son tricot et on va jeter un oeil même si on comprend rien à la langue (y a des images qui valent le coup!)

Pour ceux (je tiens à mon masculin, j'ai quelques lecteurs de la gent masculine, et oui!) qui se heurtent à la barrière de la langue, je vous résume le machin: l'émission retrace l'histoire du tricot au 20ème siècle, comment il est devenu à la mode après les années 20, notamment grâce au Prince de Gales qui fit un jour sensation en apparaissant sur le golf de St Andrews vêtu d'un pull fairisle sous sa veste en tweed. Sacré prince! À partir de là, les hommes se sont mis à porter des pulls et des chaussettes faits maison (et l'un des spécialistes d'expliquer que c'était devenu des "cadeaux acceptables" à offrir!) Après le maillot de bain en tricot qui fait fureur dans les années 30, vient l'époque de l'effort de guerre, au moment de la Deuxième guerre mondiale. Même les prisonniers de guerre sont mis à contribution: j'aime particulièrement la collection de pulls réalisée par les prisonniers, dont certains étaient vachement doués. Incroyable! Puis viennent le baby boom de l'après-guerre qui donne l'occasion de tricoter pour les petits, l'avènement des magazines féminins pour la femme au foyer des années 50 et le tricot qui revêt un sex appeal affolant dans les années 60 grâce au petit col roulé des Beatles! Suivent les années 70 où le tricot est élevé au rang d'art, voire au rang d'outil de rébellion grâce aux punks. Jusqu'à ce que frappent les années 80 qui, avec leurs épaulettes invraisemblablement démesurées ont fait passer les lainages au second plan. Heureusement que la télé a été là pour le sauver in extremis (je propose tout de suite qu'on réhabilite le présentateur météo avec son pull qui fait la pluie et le beau temps). Voilà en bref!
Je vous souhaite de passer un aussi bon moment que moi devant ce morceau de télé intelligente (pourquoi ça fait bizarre d'écrire ça?)

PS: Pour son anniversaire, le blog A la French met des jolis lots en jeu si cela vous tente...
(enfin j'aimerais bien gagner, moi, alors jouez pas trop non plus.)
(Je plaisante!)

lundi 23 septembre 2013

Exit la cape

Pourtant une très bonne âme avait passé deux heures au café tricot à recalculer les diminutions pour obtenir une cape potable...
Pourtant Michelle et moi on était motivées à défaire pour refaire un truc joli...
Pourtant je m'imaginais mes journées de travail d'hiver blottie dans ma cape même pas trop grande pour moi...
Pourtant l'ouvrage en valait la chandelle, bon sang!!!!!
Pourtant, pourtant, pourtant.... la cape ne sera pas.




Adieu cape et bonjour.... SNOOD!
Oh mais quelle idée de génie!
(c'est moi qui l'ai eue)
(bon j'ai hésité entre ça et une robe avec jupette jacquard et haut aubergine et puis ça puait le projet merdique interminable donc à l'unanimité avec Michelle, on a choisi l'idée de génie. On a hésité un instant, quand même...)
C'est vrai que c'est grand pour un snood et c'est vrai que si on voit l'envers, c'est moche, oui oui oui, je sais! Mais tant pis! Au moins en snood, je pourrai sortir avec.

Voilà, la messe est dite pour celui-là!
Vive les autres projets maintenant, place aux jeunes!

Sinon, nouveauté sur le blog: vous pouvez désormais vous abonner à la newsletter (j'ai cherché un mot français pour dire ça mais j'ai eu peur qu'en écrivant "la lettre d'informations", vous ayez l'impression d'être tombé sur le site de la sécu (pardon pour celles qui bossent à la sécu... pas d'offense!)). Allez, abonnez-vous, comme ça vous ne raterez plus aucun billet!
Et à ce propos, vous avez remarqué que le rythme des billets s'est diablement affolé depuis la rentrée? Hein? Hein?

jeudi 19 septembre 2013

À l'heure du détricotage

Vous avez remarqué comme c'est à la mode, le détricotage?
Pas un jour sans que la droite ne reproche à la gauche de "détricoter" ses lois/ses réformes/ le pays tout entier (et vice-versa, d'ailleurs...), pas un journaliste qui ne tente de "détricoter" le fil de l'actualité, pas un acteur qui ne "détricote" le passé de son personnage.
Et fatalement, pas une tricoteuse qui ne détricote son ouvrage....

Allez, on prend une grande inspiration, on ferme les yeux et on tire sur le fil sans penser à toutes les heures passées sur cette foutue cape à la con, bon dieu de bon sang de bois de mer-deuh!!!!!
(Les jurons sont quand même autorisés sinon c'est pas humain).





Voilà, c'est fait.




Le malheur des uns fait le bonheur des autres...

Suite du feuilleton très bientôt... Restez à l'écoute si vous brûlez de savoir ce qu'est devenue la cape...

dimanche 15 septembre 2013

Hé ho, attendez-moi!

Ceci est le cri d'une pelote abandonnée.
Une pauvre pelote rapportée d'Irlande et que j'ai oublié de vous montrer. On se demande bien comment c'est possible d'ailleurs parce qu'elle n'est pas exactement discrète...

Verdi, de Drops, rien d'irlandais donc, mais il se trouve que je l'ai trouvée là-bas.
Donc oui, j'ai eu la folie des grandeurs en Irlande et je me suis lâchée sur les grosses pelotes.
Pour vous donner une idée de l'échelle, voici à quoi elle ressemble comparée à une de ses congénères de taille normale:



Pas mal, hein?
Et pour que vous vous rendiez encore plus mieux compte, voici ce que ça donne à côté d'un être humain:


(Bin quoi, le chat est un être humain comme les autres, non?)

C'est vrai que j'ai un peu stressé en passant à la douane, je m'imaginais déjà la tête du douanier ouvrant le coffre de la voiture et tombant sur un sacré trafic de pelotes et moi qui allais pourrir vingt ans dans les geôles irlandaises à manger du pain sec, ma famille qui pleurerait sur mon sort et mon blog qui se lamenterait... snif!
Finalement je vous rassure, ça s'est bien passé, ils ont pas ouvert le coffre, je peux donc continuer à manger normalement et à écrire des bêtises.

Avec tout ça, je vous raconte même pas le nombre hallucinant de tricots que j'ai en cours! Une misère, j'arriverais jamais à tout caser. 
Et ma Sixareen Cape qui n'a pas dit son dernier mot... affaire à suivre...
Sans oublier la saison 2 de la chronique café tricot, qui reprend! 
Pfiou, j'en fais des promesses, là... allez hop, assez causé, au boulot! 


mardi 10 septembre 2013

De fil en aiguille, 3: l'Irlande

Après l'Angleterre... les joies de la laine (et de la marche, et du soleil, et des paysages magnifiques et de la bière!) en Irlande.

Arrêt surprise dans une boutique de laine/salon de thé, à faire rougir certains magasins de par chez nous....

Si vous passez par là... arrêt obligatoire, ne serait-ce que pour un thé et une part de gâteau maison, à Bantry Yarns, dans la rue principale de la petite ville de Bantry.

Les Irlandais, comme les Anglais, ont le sens du confort, du petit endroit transformé en cocon, de la pâtisserie qui fait du bien. Voilà un peuple qui sait vivre, que diable! Pendant que je palpitais devant les rayonnages, un monsieur lisait tranquillement son livre en dégustant un muffin, sans prêter la moindre attention à la laine. Hé bin ça, ça m'a plu!




Dans une boutique si charmante, il a bien fallu que j'achète quelques pelotes au couleurs de la bruyère irlandaise.

C'était sans compter sur le hasard qui, un peu plus tard, m'a fait tomber, entre deux randonnées, sur cette (grosse) merveille:





UNE PELOTE D'UN KILO!!!! Vachement pratique à transporter dans le sac à dos, je ne vous dis que ça!
Il s'agit d'un mélange 70% merinos, 30% mohair, ce qui donne donc un kilo de douceur absolue d'une très belle couleur rouge. Avec ça, j'ai de quoi retapisser mon salon, je pense (vous allez voir qu'on va finir par y arriver, à la paire de rideaux).
Même la vendeuse m'a demandé: "Mais qu'est-ce que vous allez faire de tout ça?"
Je crois qu'au départ, la maxi pelote était là seulement en décoration...

Et même que pendant ma semaine de vacances, j'ai tricoté, pensez donc, 28h de bateau aller-retour, ça se meuble... D'autant que le hasard avait voulu qu'une de mes copines du café tricot se trouve sur le même bateau! La Knit Team était en force!

J'ai donc commencé un truc tout moche avec des pelotes précisément achetées lors de mon précédent passage en Irlande, il y a deux ans. En faisant ma valise, je m'étais dit: tiens, c'est l'occasion rêvée de les tricoter. Finalement, j'ai tout défait (vous passez donc à côté d'un fameux ratage, ça promettait pourtant d'être comique, mais zut à la fin, j'ai un minimum de fierté. Un  minimum.)
Heureusement, au dernier moment, j'avais jeté dans mon sac de tricot un vieux reste de très jolie laine ainsi qu'un modèle de Purl Bee recopié à la hâte sur mon agenda. Grand bien m'en a pris!

Bandana Cowl, disponible gratuitement (en anglais) ici


C'est un truc vraiment tout simple et tant mieux parce que, comment dire... le soir, après 30km dans les jambes et quelques bières derrière la cravate, j'avais le tricot légèrement embrouillé et je distinguais plus bien le point endroit du point envers. Donc au final, ça donne un bandana léger, chaud, tout à fait portable et avec quelques fautes qu'on ne voit même pas! Presque une réussite, isn't it?