dimanche 25 août 2013

De cape et d'épée

Tada..... vous l'attendiez, on vous l'avait promis, enfin, le voilà!!!
Suite et fin du feuilleton, du projet interminable, de la paire de rideaux format xxl.




Alors donc, commençons par la genèse de l'histoire.
(Allez faire chauffer la bouilloire, ça va être long).
Tout a commencé avec Kate. LA Kate, que dis-je, THE KATE et son modèle Sixareen Cape.
Puis ça a continué avec Dorothée qui, alors que je m'étais extasiée sur sa réalisation de ladite cape, m'a très généreusement envoyé le modèle, tout simplement, pour que je puisse moi aussi goûter au plaisir de ce tricot.

Excitée comme c'est pas possible, j'ai immédiatement relayé l'information à Michelle, une des copines du café tricot qui venait de découvrir le site de Kate. Vous savez comment ça se passe quand deux enthousiastes s'emballent pour un même projet... Nous avons donc décidé de tricoter la cape ensemble. Autant dire: de s'embarquer dans la même galère.

(Là c'est le moment de faire infuser le thé et tant que vous y êtes, vous pouvez sortir les petits gâteaux, parce que c'est pas fini.)

Ah oui, car des galères, nous en avons essuyées!!! Une rupture de stock chez Lolotte, notre sponsor officiel, qui a retardé Michelle d'emblée (je crois que Lolotte a compris ce jour-là le sens du mot "harcèlement"...), un grand moment de désoeuvrement quand je me suis aperçue que mes couleurs - si jolies au demeurant - faisaient un tricot tout mochasse, vieillot et tristounet puis un départ en vacances où je me réjouissais de tricoter pendant mes longues heures de bateau et de train... tout ça pour me rendre compte une fois sur le bateau que j'avais oublié une des couleurs maîtresses de mon jacquard... AHHHHH.... Je crois que même les mouettes m'ont entendu jurer ce jour-là. Ajoutons à ça la traversée du désert estival où j'avais presque oublié que je savais tricoter et voilà, quoi, ça nous fait un projet de six mois.

Je vous passe (enfin je vous les passe pas vraiment non plus sinon c'est moins drôle) les coups de fil intempestifs ("Mais non Michelle, je t'assure, les diminutions ne commencent qu'APRÈS le jacquard!"), les textos à des heures indues éveillant les soupçons de l'entourage ("Euh non, c'est personne, c'est juste au sujet du tricot, tu sais, heu..."), les photos régulières de nos avancées, les grands moments de doute et de solidarité tricotesque: "je t'attends pour attaquer les diminutions", "mais non je te jure, tes couleurs sont aussi belles que les miennes", "t'inquiète, je suis sûre que ce sera pas trop grand au final, au pire tu le fous dans le sèche-linge!"

Ah, c'est quand même beau la nature humaine (de temps en temps).

BREF! Comme toute aventure digne de ce nom, ponctuée de grandes joies et de petits drames, la nôtre est parvenue à son terme.

Et la Cape fut.
Ou plutôt, les capes furent.


Sixareen Cape, de Kate Davies, tricoté avec amour, désespoir, persévérance, de la laine Holst Garn Supersoft et des aiguilles n°3.


Alors????

Bon, le drame, c'est que j'ai appris seulement en cours de route qu'on n'était pas obligé de couper les fils dès que ça changeait de couleurs. Oui, là vous avez le droit de pleurer avec moi.


Ouh, les petits fils qui volent au vent et que j'ai eu la flemme de rentrer....

L'autre drame, c'est que c'est vachement trop grand. D'où lamentations du genre: "Merde, je vais être obligée de l'offrir!" Ah, c'est beau l'altruisme.
Quand je l'ai essayée, j'ai constaté que les épaules m'arrivaient à peu près aux coudes.... Alors à part me tailler une nouvelle carrure à la Stallone, je voyais pas bien comment réussir à porter l'ouvrage. Et puis en regardant sur Ravelry, j'ai vu que c'était normal. Donc finalement il suffit juste de trouver le truc pour porter la cape avec autant d'élégance que Kate.. N'empêche que c'est quand même très grand... Je ne sais pas comment j'ai fait, mais en tricotant la plus petite taille avec un échantillon identique à celui du modèle et des aiguilles 3, je me suis débrouillée pour obtenir les dimensions d'une taille 4.


Je n'ai pas encore réussi à la porter avec des jolis plis sur le devant comme Kate sur ses photos, mais je ne désespère pas. Je vais y arriver. Croyez quand même pas sérieusement que je vais l'offrir?!!! Nan mais.


Note pour l'avenir: apprendre à tricoter serré pour éviter les déconvenues.
À bientôt pour d'autres aventures, peut-être au point mousse, hein, histoire de renouer avec la simplicité!