dimanche 29 septembre 2013

Touche pas à ma laine!

Peut-être l'aviez-vous entendue, France Culture a consacré il y a quelques mois une émission consacrée à la filière laine en France et dans le monde. Un constat guère réjouissant, mais une histoire passionnante!
Allez hop, on prend son tricot et on écoute!

Également, pour ceux d'entre vous qui comprennent l'anglais, la BBC a réalisé une série d'émissions telles que nous ne savons pas les faire en France, consacrées aux étoffes, notamment la laine produite en Angleterre. C'est ici.
Allez hop, on prend son tricot et on va jeter un oeil même si on comprend rien à la langue (y a des images qui valent le coup!)

Pour ceux (je tiens à mon masculin, j'ai quelques lecteurs de la gent masculine, et oui!) qui se heurtent à la barrière de la langue, je vous résume le machin: l'émission retrace l'histoire du tricot au 20ème siècle, comment il est devenu à la mode après les années 20, notamment grâce au Prince de Gales qui fit un jour sensation en apparaissant sur le golf de St Andrews vêtu d'un pull fairisle sous sa veste en tweed. Sacré prince! À partir de là, les hommes se sont mis à porter des pulls et des chaussettes faits maison (et l'un des spécialistes d'expliquer que c'était devenu des "cadeaux acceptables" à offrir!) Après le maillot de bain en tricot qui fait fureur dans les années 30, vient l'époque de l'effort de guerre, au moment de la Deuxième guerre mondiale. Même les prisonniers de guerre sont mis à contribution: j'aime particulièrement la collection de pulls réalisée par les prisonniers, dont certains étaient vachement doués. Incroyable! Puis viennent le baby boom de l'après-guerre qui donne l'occasion de tricoter pour les petits, l'avènement des magazines féminins pour la femme au foyer des années 50 et le tricot qui revêt un sex appeal affolant dans les années 60 grâce au petit col roulé des Beatles! Suivent les années 70 où le tricot est élevé au rang d'art, voire au rang d'outil de rébellion grâce aux punks. Jusqu'à ce que frappent les années 80 qui, avec leurs épaulettes invraisemblablement démesurées ont fait passer les lainages au second plan. Heureusement que la télé a été là pour le sauver in extremis (je propose tout de suite qu'on réhabilite le présentateur météo avec son pull qui fait la pluie et le beau temps). Voilà en bref!
Je vous souhaite de passer un aussi bon moment que moi devant ce morceau de télé intelligente (pourquoi ça fait bizarre d'écrire ça?)

PS: Pour son anniversaire, le blog A la French met des jolis lots en jeu si cela vous tente...
(enfin j'aimerais bien gagner, moi, alors jouez pas trop non plus.)
(Je plaisante!)

lundi 23 septembre 2013

Exit la cape

Pourtant une très bonne âme avait passé deux heures au café tricot à recalculer les diminutions pour obtenir une cape potable...
Pourtant Michelle et moi on était motivées à défaire pour refaire un truc joli...
Pourtant je m'imaginais mes journées de travail d'hiver blottie dans ma cape même pas trop grande pour moi...
Pourtant l'ouvrage en valait la chandelle, bon sang!!!!!
Pourtant, pourtant, pourtant.... la cape ne sera pas.




Adieu cape et bonjour.... SNOOD!
Oh mais quelle idée de génie!
(c'est moi qui l'ai eue)
(bon j'ai hésité entre ça et une robe avec jupette jacquard et haut aubergine et puis ça puait le projet merdique interminable donc à l'unanimité avec Michelle, on a choisi l'idée de génie. On a hésité un instant, quand même...)
C'est vrai que c'est grand pour un snood et c'est vrai que si on voit l'envers, c'est moche, oui oui oui, je sais! Mais tant pis! Au moins en snood, je pourrai sortir avec.

Voilà, la messe est dite pour celui-là!
Vive les autres projets maintenant, place aux jeunes!

Sinon, nouveauté sur le blog: vous pouvez désormais vous abonner à la newsletter (j'ai cherché un mot français pour dire ça mais j'ai eu peur qu'en écrivant "la lettre d'informations", vous ayez l'impression d'être tombé sur le site de la sécu (pardon pour celles qui bossent à la sécu... pas d'offense!)). Allez, abonnez-vous, comme ça vous ne raterez plus aucun billet!
Et à ce propos, vous avez remarqué que le rythme des billets s'est diablement affolé depuis la rentrée? Hein? Hein?

jeudi 19 septembre 2013

À l'heure du détricotage

Vous avez remarqué comme c'est à la mode, le détricotage?
Pas un jour sans que la droite ne reproche à la gauche de "détricoter" ses lois/ses réformes/ le pays tout entier (et vice-versa, d'ailleurs...), pas un journaliste qui ne tente de "détricoter" le fil de l'actualité, pas un acteur qui ne "détricote" le passé de son personnage.
Et fatalement, pas une tricoteuse qui ne détricote son ouvrage....

Allez, on prend une grande inspiration, on ferme les yeux et on tire sur le fil sans penser à toutes les heures passées sur cette foutue cape à la con, bon dieu de bon sang de bois de mer-deuh!!!!!
(Les jurons sont quand même autorisés sinon c'est pas humain).





Voilà, c'est fait.




Le malheur des uns fait le bonheur des autres...

Suite du feuilleton très bientôt... Restez à l'écoute si vous brûlez de savoir ce qu'est devenue la cape...

dimanche 15 septembre 2013

Hé ho, attendez-moi!

Ceci est le cri d'une pelote abandonnée.
Une pauvre pelote rapportée d'Irlande et que j'ai oublié de vous montrer. On se demande bien comment c'est possible d'ailleurs parce qu'elle n'est pas exactement discrète...

Verdi, de Drops, rien d'irlandais donc, mais il se trouve que je l'ai trouvée là-bas.
Donc oui, j'ai eu la folie des grandeurs en Irlande et je me suis lâchée sur les grosses pelotes.
Pour vous donner une idée de l'échelle, voici à quoi elle ressemble comparée à une de ses congénères de taille normale:



Pas mal, hein?
Et pour que vous vous rendiez encore plus mieux compte, voici ce que ça donne à côté d'un être humain:


(Bin quoi, le chat est un être humain comme les autres, non?)

C'est vrai que j'ai un peu stressé en passant à la douane, je m'imaginais déjà la tête du douanier ouvrant le coffre de la voiture et tombant sur un sacré trafic de pelotes et moi qui allais pourrir vingt ans dans les geôles irlandaises à manger du pain sec, ma famille qui pleurerait sur mon sort et mon blog qui se lamenterait... snif!
Finalement je vous rassure, ça s'est bien passé, ils ont pas ouvert le coffre, je peux donc continuer à manger normalement et à écrire des bêtises.

Avec tout ça, je vous raconte même pas le nombre hallucinant de tricots que j'ai en cours! Une misère, j'arriverais jamais à tout caser. 
Et ma Sixareen Cape qui n'a pas dit son dernier mot... affaire à suivre...
Sans oublier la saison 2 de la chronique café tricot, qui reprend! 
Pfiou, j'en fais des promesses, là... allez hop, assez causé, au boulot! 


mardi 10 septembre 2013

De fil en aiguille, 3: l'Irlande

Après l'Angleterre... les joies de la laine (et de la marche, et du soleil, et des paysages magnifiques et de la bière!) en Irlande.

Arrêt surprise dans une boutique de laine/salon de thé, à faire rougir certains magasins de par chez nous....

Si vous passez par là... arrêt obligatoire, ne serait-ce que pour un thé et une part de gâteau maison, à Bantry Yarns, dans la rue principale de la petite ville de Bantry.

Les Irlandais, comme les Anglais, ont le sens du confort, du petit endroit transformé en cocon, de la pâtisserie qui fait du bien. Voilà un peuple qui sait vivre, que diable! Pendant que je palpitais devant les rayonnages, un monsieur lisait tranquillement son livre en dégustant un muffin, sans prêter la moindre attention à la laine. Hé bin ça, ça m'a plu!




Dans une boutique si charmante, il a bien fallu que j'achète quelques pelotes au couleurs de la bruyère irlandaise.

C'était sans compter sur le hasard qui, un peu plus tard, m'a fait tomber, entre deux randonnées, sur cette (grosse) merveille:





UNE PELOTE D'UN KILO!!!! Vachement pratique à transporter dans le sac à dos, je ne vous dis que ça!
Il s'agit d'un mélange 70% merinos, 30% mohair, ce qui donne donc un kilo de douceur absolue d'une très belle couleur rouge. Avec ça, j'ai de quoi retapisser mon salon, je pense (vous allez voir qu'on va finir par y arriver, à la paire de rideaux).
Même la vendeuse m'a demandé: "Mais qu'est-ce que vous allez faire de tout ça?"
Je crois qu'au départ, la maxi pelote était là seulement en décoration...

Et même que pendant ma semaine de vacances, j'ai tricoté, pensez donc, 28h de bateau aller-retour, ça se meuble... D'autant que le hasard avait voulu qu'une de mes copines du café tricot se trouve sur le même bateau! La Knit Team était en force!

J'ai donc commencé un truc tout moche avec des pelotes précisément achetées lors de mon précédent passage en Irlande, il y a deux ans. En faisant ma valise, je m'étais dit: tiens, c'est l'occasion rêvée de les tricoter. Finalement, j'ai tout défait (vous passez donc à côté d'un fameux ratage, ça promettait pourtant d'être comique, mais zut à la fin, j'ai un minimum de fierté. Un  minimum.)
Heureusement, au dernier moment, j'avais jeté dans mon sac de tricot un vieux reste de très jolie laine ainsi qu'un modèle de Purl Bee recopié à la hâte sur mon agenda. Grand bien m'en a pris!

Bandana Cowl, disponible gratuitement (en anglais) ici


C'est un truc vraiment tout simple et tant mieux parce que, comment dire... le soir, après 30km dans les jambes et quelques bières derrière la cravate, j'avais le tricot légèrement embrouillé et je distinguais plus bien le point endroit du point envers. Donc au final, ça donne un bandana léger, chaud, tout à fait portable et avec quelques fautes qu'on ne voit même pas! Presque une réussite, isn't it?