vendredi 29 novembre 2013

Oyez! oyez!

Braves gens et fidèles lecteurs, oyez!
Pour se mettre dans l'ambiance de Noël, et même pour les hérétiques qui ne font ni sapin ni cadeaux, je vous propose de gagner un petit cadeau.

Comme celui qui a inventé Noël a eu la bonne idée de faire tomber ça en fin d'année, c'est toujours l'occasion de se remémorer les bons moments (quand il y en a eu, restons optimistes...) de l'année écoulée.
C'est pourquoi j'ai confectionné quatre petits bracelets rappelant les quatre saisons.


Le bracelet de printemps, vert et beige qui rappelle l'herbe coupée, les bourgeons, la nature qui renaît!


 Le bracelelet d'été, rose et rouge, flamboyant!



Le bracelet d'automne, prune et moutarde, pour les feuilles mortes, les prunes écrasées dans l'herbe, le feu dans la cheminée.




Le bracelet d'hiver, gris et marine, pour la neige et les nuits bien noires.




Et voilà, les bracelets des quatre saisons!




Je vous propose de gagner un de ces bracelets et pour cela, rien de plus simple: vous me laissez un commentaire sous ce billet* en désignant votre bracelet préféré. 
Je tirerai au sort deux gagnants à qui j'enverrai le bracelet qu'ils ont désigné. 

Vous avez jusqu'au dimanche 15 décembre pour participer et j'annoncerai les résultats ici même le lundi 16. 
J'enverrai ensuite par la poste les gros lots aux heureux gagnants. 

(* Il faut bien laisser un commentaire ici et non m'envoyer un mail sinon c'est de la triche. Si pour des raisons de simplicité, vous sélectionnez l'option "Anonyme" dans le menu déroulant qui s'affiche là où vous écrivez vos petits mots, pensez à signer vos commentaires. C'est plus sympa d'avoir des noms que d'avoir deux gagnants anonymes!)




Allez, allez, on joue! 
Ca vous fera toujours un petit cadeau de plus sous le sapin, ou un cadeau à offrir à vote belle-soeur pour qui vous n'avez jamais d'idée!







lundi 18 novembre 2013

Noël, joyeux Noël

Hé oui ça y est, je vais être relou.
Je vais parler de Noël.
Mais non, partez pas! C'est pas si grave!

Je sais que pour certains, ce n'est pas une fête très gaie et que d'autres pâlissent à l'idée d'un repas de famille interminable. Hé bien pas moi! J'adore Noël et la seule chose que je déteste dans cette fête, c'est qu'elle ne dure qu'une seule journée. C'est pourquoi j'aime bien m'y prendre tôt, histoire d'anticiper le plaisir au maximum.

Et quand je dis tôt, je veux dire TÔT. Je l'avoue, j'ai toujours une grosse nostalgie de Noël en plein milieu de l'été avec envie de foie gras, de cadeaux et tout et tout.

Notez qu'il existe tout de même deux types d'années: celles où on est au taquet, on a fini tous ses cadeaux le 15 novembre, on a passé six mois à réfléchir au menu (qui est toujours le même mais ça aussi ça fait partie du plaisir). Et puis il y a les années où on arrive à la mi-décembre, on se sent complètement à côté de la plaque, on est fatigué, on n'a pas d'idées pour les cadeaux et du coup on est déçu de ne pas se sentir un peu plus dans l'ambiance.
Autant vous dire que 2013 appartient clairement à la première catégorie! C'est limite si je suis pas déjà en train de décongeler les petits fours au moment où je vous parle!

Donc, cadeau numéro 1: c'est fait.
Pour aller avec le petit bonnet "pas assez long pour couvrir les oreilles".... le gilet!

Demoiselle arc-en-ciel, disponible en français sur Ravelry.
Tricoté en 2/3 ans avec de la Rico merinos et des "restachous" de couleurs, comme elles disent au café tricot.
Le tout avec des aiguilles 4,5.

Comme tous les modèles de Solenn, celui-ci est limpide, bien expliqué, un régal à tricoter.















jeudi 14 novembre 2013

Le bonnet avec oreilles

Si vous suivez bien, vous savez que j'ai tricoté il y a peu pour une jolie demoiselle un non moins joli (et hop, un petit compliment pour moi-même au passage) bonnet arc-en-ciel.

Alors j'ai le plaisir de vous apprendre qu'elle l'adore, qu'elle ne le quitte plus et qu'elle se tapote la tête dès qu'on lui dit "tata" (et dans son langage, ça veut dire bien entendu: "mais oui, ma tata préférée, la fille super douée qui m'a tricoté mon bonnet". Et ouais, elle est vachement sympa, ma nièce. Ça doit être de famille...)

Malheureusement, les considérations pratiques prenant toujours le dessus sur les sentiments dans ce monde de brutes, il paraîtrait que ce joli bonnet ne lui couvre pas assez les oreilles. Allons bon!

Hé bien, ni une ni deux, en un petit trajet de train, la diligente tata s'est fendue d'un deuxième bonnet, avec oreilles cette fois, histoire que bon, on ne vienne pas râler ensuite, hein!

"Bonnet norvégien", d'Astrid Le Provost, modèle tiré du livre Tricots intemporels pour bébés
Tricoté avec de la Katia-Basic merinos, des aiguilles 4, de l'amour et de la bonne volonté!
Il y a un truc de dingue dans ce bouquin de tricot (enfin de dingue... on s'entend.  Bon si vous faites partie de mon lectorat masculin qui ne s'intéresse pas au tricot, ou de mon lectorat féminin qui - inexplicablement! - n'est pas passionné par les aiguilles, vous pouvez retourner vaquer à vos occupations. À moins que bien sûr ma prose ne vous tienne en haleine, mais bon, quand même euh, non mais là vous me faites rougir).

Bon bref!
Le truc de dingue du livre, donc: la dame qui l'a écrit, hé bin elle donne même pas la taille de l'échantillon avant de commencer le modèle! Comment c'est mal! Alors moi je veux bien mais nous, tatas diligentes qui tricotons avec amour, on s'est quand même fait chier pendant des années avec ce putain d'échantillon! Et là, pof, vas-y que je te tricote mon machin sans l'échantillon et tout.

Hé bien je sens qu'il y a une tata qui ne va pas tarder à recevoir un coup de fil lui annonçant qu'elle a diligentement et avec amour tricoté un bonnet pour adulte.

D'ailleurs c'est pas le seul scoop que j'ai découvert récemment sur ce sujet obscur de l'échantillon et la prochaine fois, faudra que je vous en parle. Restez branchés!


vendredi 8 novembre 2013

Restons Paulie!

Je m'excuse d'emblée de ce titre... mais d'abord, je culpabilise un peu d'avoir mis un gros mot dans un de mes titres l'autre jour (y en a qui ont de ces soucis, me direz-vous...) et puis je n'ai rien trouvé de plus drôle pour annoncer LA réalisation qui m'a obsédée tout ce mois d'octobre: Paulie. Oui, c'est nase comme jeu de mot, et pas vraiment à la hauteur de l'éducation que j'ai reçue en la matière, mais bon, on peut pas être toujours au top, zut!

D'abord, laissez-moi vous dire que j'adore mon métier, mais que la traduction c'est un peu comme le marathon. Certes, ça fait moins mal aux genoux, mais ça nécessite endurance et ténacité. Le traducteur est seul avec son texte comme le coureur de fond avec sa course de fond. Or dans la course comme dans la traduction, il est bon d'avoir une petite idée fixe, pour s'aider à tenir.
Hé bien l'idée fixe, pour moi, en octobre, ça a été Paulie.

Mesdames et messieurs, je vous présente le tricot le plus parfait que j'aie jamais exécuté!
Ah oui pardon, mais parfois il faut savoir mettre sa modestie de côté et reconnaître ses propres exploits! Ça suffit les ratages! Place au talent! Chaussez vos lunettes de soleil parce que là, ça en jette!






Les photos ont été prises avant blocage du tricot, et si vous croyez que je vais attendre des jours qu'il puisse être lavé et séché avant de le porter, vous vous trompez! A peine terminé que je ne le quittais déjà plus!
(il paraît qu'il reste même trois ou quatre petits fils à rentrer...)

Alors bien sûr, il y a une erreur. UNE SEULE! Je ne sais pas ce qui s'est passé (en vrai si, je le sais, j'étais au téléphone pendant que je tricotais et bêtement, je me suis concentrée davantage sur les paroles de ma copine que sur mon tricot et voilà ce que ça donne quand on est attentif aux autres. Que ça me serve de leçon) mais j'ai eu une crise de point mousse en plein milieu du jersey!
On s'en fout, c'est beau quand même.



Petite modification par rapport au modèle extrêmement bien écrit, conçu, pensé avec intelligence et simplicité: j'ai fait les rayures tous les 12 rangs et non tous les 10. Je viens de me creuser la tête pour vous pondre une explication du tonnerre mais finalement c'est plus simple d'être honnête: cette modification s'est faite entièrement en-dehors de ma volonté... C'est la faute à mon handicap du chiffre... je me suis aperçue à la 5e rayure que je ne savais pas compter (enfin ça on le sait depuis longtemps mais on ne cesse de s'en rendre compte et ça ne cesse de nous surprendre et la preuve, je me mets à parler au "on" comme si j'étais deux) et que donc j'avais fait la rayure tous les 12.
On s'en fout, c'est beau quand même.







Autre modification, entièrement volontaire cette fois: j'ai fait des manches longues, première fois que ça m'arrive car d'habitude j'ai trop la flemme d'aller au bout et du coup je me caille du poignet jusqu'au coude. Alors cette fois j'ai dit halte à l'agonie de l'avant-bras! J'ai des manches longues et pourtant Dieu que c'est loooong et chiant à tricoter, les manches.
Mais on s'en fout puisque c'est beau.











Côté laine, c'est l'alpaga Drops ramené d'Irlande, tricoté en 3 (jamais fait un truc aussi régulier, moi la spécialiste du tricot hyper lâche); la couleur, elle, a soulevé un petit débat entre les copines de tricot. Moi je vois ça bleu lavande mais d'après certaines, ce serait plutôt gris et sur internet, ils nous disent carrément "bleu jean/vert"! (mais ils hallucinent, car du vert il n'y en a point, je vous jure. Cette photo-ci est très fidèle à la couleur originale). Quant aux rayures, c'est un reste de Holstgarn Supersoft coloris nougat.

Donc pour la couleur c'est comme on veut et on s'en fout, c'est beau quand même.




Je l'aime mon gilet, je l'adore, j'en veux déjà un deuxième.
Il est fin, il est chaud, il est beau.

Foncez sur le modèle, c'est un régal (gratuit sur Ravelry, en anglais, mais si vraiment l'anglais et vous ça fait autant que moi et les chiffres, je suis sûre qu'une traductrice sympa pourra vous enlever une aiguille du pied!)